• Fiche pays : La Bolivie

     

    Drapeau officiel de La Bolivie

     

    Capitale : La Paz (capitale la plus élevée au monde : 3600m d’altitude), capitale constitutionnelle : Sucre

     

    Langue officielle : l’espagnol, le quechua et l’aymara. La constitution bolivienne de 2009 reconnaît en fait 37 langues officielles…liée à la grande diversité ethnique du pays.

     

     Monnaie : le boliviano

     

    Politique : république parlementaire. Président Evo Morales, depuis janvier 2006 (réélu en 2009 et 2014 pour 5 ans)

      

     

    Drapeau :

                   L'actuel drapeau de la Bolivie a été adopté le 30 novembre 1851. Il est composé de trois bandes horizontales rouge, jaune et verte. La bande rouge représente le sang perdu par les combattants ayant protégé le pays, la bande jaune représente la richesse minérale et les ressources naturelles, la bande verte représente la richesse de l'environnement naturel et de ses nombreuses plantes et fleurs. Le drapeau de l'État porte les armes de la Bolivie au centre.

    Le Wiphala

     

    Le wiphala est également reconnu comme symbole de l'État par la constitution bolivienne depuis 2009. Le terme wiphala désigne les drapeaux rectangulaires aux sept couleurs utilisées par les ethnies des Andes. Il existe de nombreuses variantes : les carrés de couleurs ont des dispositions différentes selon chacune des quatre Suyos (régions) du Tawantinsuyu (Empire des Quatre Côtés) qui l’utilise. 

                 Récemment, le wiphala a été accaparé comme élément d'une large iconographie des mouvements pronatifs surtout des peuples quechuas en Équateur, Pérou, Bolivie, Argentine et Chili principalement. Ces wiphalas sont toujours en usage parmi les peuples andins et particulièrement en Bolivie, où il est l'emblème ethnique des Aymaras.

              

     

     

                 Les rois incas s'honoraient de descendre du Soleil. Ils prirent pour blason et devise l’arc en ciel car ils avaient compris qu'il provenait du soleil. Les couleurs du drapeau wiphalas sont ainsi celles de l'arc-en-ciel :

    •  rouge : planète terre (Pachamama)
    • orange : société et culture
    • jaune : énergie et force
    • blanc : le temps et la dialectique
    • vert : économie et production
    • bleu : espace cosmique
    • violet : politique et idéologie andine

     

     

    Quelques chiffres :

     

     

     

     
     

    BOLIVIE

     
     

    France

     
     

    Superficie du pays

     
     

    1 098 580 km2

     
     

    547 030 km2

     
     

    Population

     
     

     10 631 486 hab

     
     

    66 259 012 hab

     
         
     

    Densité de population

     
     

     9,5 hab/km2

     
     

    120hab/km2

     
     

    Espérance de vie à la naissance:

     
     

     68,55 ans

     
     

    81,5 ans

     
     

    Mortalité infantile

     
     

      38,61 ‰

     
     

    3,34 ‰

     
     

    Dépense de santé par habitant et par an

     
     

      149 $

     
     

    4690 $

     
     

    Taux d’alphabétisation

     
     

    96,6 %

     
     

     

     
     

    PIB par habitants

     
     

      5500 $

     
     

    37 500 $

     
     

    Population en surpoids ou obèse

     

    Population sous-alimentée

     
     

    16,3 %

     

    24 %

     
     

    30 %

     
     

    Pourcentage d’habitants de bidonvilles dans la population urbaine

     
     

    47,3 %

     

     

     
     

     

     
     

    Pourcentage de la population vivant avec moins de 2 dollars par jour

     
     

    34 %

     
     

     

     

     

      

    Economie :

     

    La Bolivie a été longtemps l'un des pays les plus pauvres d'Amérique latine. Elle a réalisé de grandes réformes libérales dans les années 1990 en signant notamment un traité de libre-échange avec le Mexique, et en adhérant au Mercosur en tant que membre associé.

     

    L’économie du pays dépendait beaucoup de l’aide apportée par les pays étrangers. En particulier, les États-Unis participent en 2005 à 10 % du PIB de la Bolivie, dans le cadre du programme d’éradication de la coca. Malgré tout, la Bolivie est considérée comme le troisième producteur de feuilles de coca après la Colombie et le Pérou[].

     

    Encore peu exploitées pour l'instant, le pays recèlerait la moitié des réserves mondiales de lithium (70 % des réserves étant situées dans le « triangle du lithium » entre trois salars andins : le salar d'Atacama au Chili, le salar d'Uyuni en Bolivie et le salar del Hombre Muerto en Argentine).

     

      

    Géographie :

     

    La Bolivie est un pays enclavé d'Amérique du Sud entouré par le Brésil, le Paraguay, l'Argentine, le Chili et le Pérou.

     

    Avant la colonisation européenne, le territoire bolivien appartenait à l'Empire Inca, qui était le plus grand État de l'Amérique précolombienne. L'Empire espagnol a conquis la région au XVIe siècle. Pendant la période coloniale espagnole, la région s'appelle « le Haut-Pérou » ou « Charcas ». Après avoir déclaré son indépendance en 1809, 16 années de guerre s'ensuivent avant la mise en place de la République, du nom de Simón Bolívar.

     

    La Bolivie est composée de deux régions géographiques bien distinctes :

     

    • L'Ouest est traversé par deux cordillères d'orientations nord-sud qui bordent un vaste plateau, l'Altiplano, c'est dans cette région que vit la majeure partie des Boliviens. Le haut plateau est bordé au nord-est par la Cordillère Royale où l'on peut admirer entre autres le Nevado Illimani et l'Illampu et où s'abrite la ville de La Paz. Les massifs de la Cordillère orientale abritent des vallées humides et possèdent des contreforts recouverts de forêts.

    • À l'Est s'étendent de vastes plaines alluviales qui bénéficient d'un climat tropical. Le Nord de ces terres basses appartient au bassin amazonien et est en grande partie recouvert de forêt.

     

    Parmi les curiosités géographiques du pays, on peut citer :

     

    • le lac Titicaca, situé à cheval entre le Pérou et la Bolivie qui est le plus haut lac navigable du monde. Sa vaste étendue permet un microclimat clément sur ses rives qui furent le berceau de la civilisation Tiwanaku 

    • le salar d'Uyuni, situé à l'ouest du pays, sur le sud de l'Altiplano dans le département de Potosí, est la plus grande étendue de sel au monde.

    • on peut aussi admirer la cordillère Royale qui abrite de majestueux sommets enneigés,

    • le Parc des volcans, où l'on peut observer le Nevado Sajama et les Bañados de Izozog.

      

     

    Population : 

     

    Elle est composée de :

     

    • 55 % d'Amérindiens répartis en 40 groupe ethno-linguistiques (30 % Quechua et 25 % Aymara, 0,2 % Chiquitos et Guaraní),

    • 30 % de métis, et

    • 5 % d'Européens principalement d'origine espagnole et portugaise résidant dans les grandes villes et formant l'élite politique et économique du pays.

     

    Histoire :

     

    L’époque pré colombienne :

     

    La première grande culture apparue sur l'actuel territoire bolivien fut la civilisation de Tiwanaku, dont la formation remonterait à 1000 ans av Jc, à l'extrême sud du lac Titicaca. Leur influence s'étendant jusqu'au sud du Pérou et au nord du Chili perdurera jusqu’en 1200.

     

    Vers 1450, les Quechuas arrivent dans la région nord du pays et rattachent le territoire qui correspond aujourd'hui à la Bolivie à leur propre empire inca. Ils contrôlent ce territoire jusqu'à ce que les conquistadors espagnols, arrivés en 1525, commencent leur conquête en 1539.

     

     

    Époque coloniale espagnole :

     

    Intéressés par tous les objets en or que possèdent les indigènes, les Espagnols se mettent à la recherche des différentes mines du pays. Beaucoup de colons arrivent alors pour profiter de cette richesse et exploitent les mines d’argent de Potosi. La Bolivie, appelée Haut-Pérou ou Charcas, fait partie de la vice-royauté du Pérou jusqu'en 1779 après quoi elle relève de celle du Río de la Plata. Durant plusieurs années les Espagnols ont conquis et fondé les différentes villes qui composent la Bolivie. C’est Gonzalo, le frère de Francisco Pizarro qui s’occupe de la conquête du Charcas.

     

    Durant leur conquête, les Espagnols prennent le contrôle du peuple indigène par la force. Ils imposent leurs propres lois, culture et religion. Aucun indigène ne peut occuper un poste au gouvernement, même celui qui naît de parents Espagnols ne peut accéder à un poste important. En raison de toutes les répressions qu'endure le peuple, à partir de 1780, une série de révoltes commencent à inquiéter la vice-royauté du Pérou et l'Audience de Charcas.

     

    XIXe siècle, l'indépendance :

     

    De 1809 à 1825, 16 ans s'écoulent. Durant cette période, ce n'est pas seulement la Bolivie qui fait la guerre pour obtenir son indépendance mais toute l'Amérique du Sud. De nombreuses guerres se déroulent sur tout le continent. Sous l'impulsion des Libertadors tels que Simón Bolívar, Antonio José de Sucre, José de San Martín, Bernardo O'Higgins et José Gervasio Artigas, les pays d'Amérique du Sud obtiennent leur indépendance. Celle de la Bolivie est proclamée le 6 août 1825 après la victoire de Sucre à la bataille d'Ayacucho, le 9 décembre 1824. La constitution bolivienne est écrite par Simón Bolívar et pour lui faire honneur, le pays prend le nom de Bolivie le 11 août 1825.

     

    L'indépendance du pays ne rétablit cependant pas la stabilité politique. En effet, le second président de Bolivie, Antonio José de Sucre, élu le 29 décembre 1825, est expulsé du pays alors qu'il est au pouvoir depuis seulement deux ans. Lui succède alors le personnage le plus marquant de l'histoire bolivienne, le maréchal Andrés de Santa Cruz. Après avoir servi dans l'armée espagnole, ce dernier rejoint la cause indépendantiste et sert Sucre pendant la campagne d'Équateur (bataille de Pichincha) puis il participe aux campagnes du Pérou. IL compte faire de la Bolivie une grande puissance régionale, à ces fins, il s'immisce dans les guerres civiles qui déchirent le Pérou et finit par envahir ce pays qu'il fait fusionner avec la Bolivie le 9 mai 1837 dans le cadre de la Confédération péruano-bolivienne. Cette Confédération est perçue comme une menace par l'Argentine et le Chili qui décident d'y mettre un terme manu-militari. Les armées argentines sont battues par les troupes boliviennes. Pour la première et la dernière fois de son histoire, la Bolivie est la puissance majeure de la région. Cependant, une seconde expédition chilienne, appuyée par des opposants péruviens remporte la bataille décisive de Yungay en 1839, provoquant l'effondrement définitif de la Confédération.

      

    La débâcle de la Confédération est suivie par une période d'anarchie politique dont profite le Pérou pour envahir à son tour la Bolivie. Le danger est écarté par José Ballivián qui écrase les envahisseurs à la bataille d'Ingavi le 18 novembre 1841.

     

    Les 30 années qui suivent, révolutions, guerres civiles, coups d'État et changements de gouvernement se succèdent, plongeant le pays dans un chaos et une instabilité chronique préjudiciables à ses intérêts économiques et au bien-être de ses habitants. La faiblesse de la Bolivie se fait ressentir durant la guerre du Pacifique (1879 - 1884) lorsqu'elle perd son unique accès à la mer et une partie de ses mines de nitrate dans le désert d’Atacama au profit du Chili.

     

    Une augmentation mondiale du prix de l'argent ramène, vers la fin du XIXe siècle, une stabilité économique et politique en Bolivie.

     

    Le XXe siècle :

    Carte de la Bolivie

     

    Le début du XXe siècle est marqué par un conflit avec le Brésil, dans la région d'Acre, en Amazonie, qui tourne au désavantage de la Bolivie; celle-ci est contrainte de céder le territoire contesté par le traité de Petrópolis signé le 17 novembre 1903.

     

    La défaite de la Bolivie contre le Paraguay dans la Guerre du Chaco (1932-1935) marque un tournant important. Dans cette guerre, la Bolivie a subi d'énormes pertes humaines et a perdu une grande partie de son territoire (plus de 200 000 km2).

     

    Le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR, Movimiento Nacionalista Revolucionario) dirigé par Víctor Paz Estenssoro devient le plus important parti politique du pays. Malgré sa victoire aux élections de 1951, il n'accède pas au pouvoir car l'armée lui en interdit l'accès. Le MNR lance alors, en 1952, une révolution et demande de nouvelles élections ; ce qu'il obtient.

     

    En 1964, un coup d’état militaire renverse le président Paz Estenssoro alors qu'il venait de commencer son troisième mandat conduisant à une succession de gouvernements faibles. Les élections de 1978, 1979 et 1980 sont marquées par la fraude. Durant ces trois années, plusieurs coups d'État ont lieu.

     

    Les années suivantes la Bolivie voit un retour à la démocratie caractérisé par des réformes importantes concernant l’économie du pays avec la privatisation d’entreprise pour encourager les investissements étrangers. Ces réformes concernant les compagnies pétrolières, les télécommunications, le système électrique… sont vues d’un mauvais œil par la population, ce qui provoque des perturbations sociales, particulièrement à La Paz et dans la région du Chapare

     

     

    Le XXIe siècle :

     

    Les élections de 2002 ne se déroulent pas sans problèmes, l'ambassadeur des États-Unis, Manuel Rocha, menace les Boliviens en proclamant que s'ils votent pour Evo Morales les différentes aides provenant des États-Unis seraient supprimées et que ceux-ci fermeraient leurs marchés. Gonzalo Sánchez de Lozada remporte les élections.

     

    Quatre ans de récession économique, une mauvaise situation fiscale et des tensions ethniques de longue date font qu'en 2003, un soulèvement de la police et des travailleurs a presque renversé le gouvernement du président Gonzalo Sánchez de Lozada. Trente personnes sont mortes durant la révolution. Le gouvernement reste au pouvoir mais a perdu sa popularité.

     

    Le conflit récent le plus important est celui de la guerre du gaz en 2003. Des réserves de gaz naturel ont été découvertes très récemment dans le sud du pays. Pour exporter ce gaz, certains proposaient de le faire passer par le Chili car, techniquement, c'est le chemin le plus facile mais cette idée soulevait de fortes critiques en raison des ressentiments remontant aux guerres du XIXe siècle. Cette guerre civile a provoqué plusieurs morts et de nombreux blessés. Face à la pression, le président Gonzalo Sánchez de Lozada démissionne et laisse sa place à son vice-président : Carlos Mesa Gisbert qui devient alors président.

     

    En juin 2005, de nombreuses manifestations dans tout le pays poussent le président Carlos Mesa à démissionner. Celui-ci n'arrive plus à gérer la situation. Les manifestants réclament notamment la nationalisation des entreprises d'hydrocarbures et refusent les tentations séparatistes des provinces particulièrement riches en hydrocarbures de Santa Cruz et de Tarija. Durant ces manifestations, les routes ont été bloquées dans tout le pays. En raison de ces nombreux blocages de routes, la nourriture à La Paz s'est faite rare et les prix ont augmenté.

     

    Des élections sont convoquées pour le 4 décembre 2005 mais elles seront reportées à la date du 18 décembre 2005. Evo Morales en sort vainqueur, il devient ainsi le premier président d'origine aymara en Bolivie. Il donne plus d’autonomie aux régions et nationalise les compagnies d’hydrocarbure provoquant des réactions plutôt hostiles de la communauté internationale concernées par la nationalisation, notamment du Brésil, de la France et de l'Espagne.

     

    Les réformes économiques et constitutionnelles mises en œuvre par la majorité présidentielle rencontrent de vives résistances au sein des élites économiques. Le président Morales a décidé de remettre son mandat en jeu lors d'un référendum qui s'est tenu le 10 août 2008, il sera réélu en 2009 et 2014 à la tête du pays.

     

    En décembre 2010, sous l’impulsion des communautés locales andines et du président Evo Morales, la Bolivie a introduit une « Loi des droits de la Terre Mère » qui accorde des droits à la nature.

     

     

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