• La chute de l’histoire

                    Chutes de Bou Sraa

                  

                 Le lendemain nous décidons de partir aux chutes de Bou Sraa, une double cascade impressionnante dont la première partie plonge de 10 m de haut avant de chuter avec fracas une deuxième fois sur 25m. Sur le papier ça sonne bien, mais le problème c’est que c’est à plus de 30 kilomètres de l’endroit où nous sommes et le meilleur moyen de s’y rendre reste la moto…comme on ne sait pas conduire ces engins-là, Brioche nous propose de nous y amener à la mode locale, c’est-à-dire à trois sur sa moto ! Nous bravons les sentiers de terre battue à vive allure, ou presque…nous mettons 1h30 pour arriver à destination !

     

     

     

     

     

    La chute de l’histoire  La chute de l’histoire  La chute de l’histoire

    La chute de l’histoire

               

              La vue depuis la terrasse naturelle entre les deux chutes d’eau est magique et ne donne qu’une envie : atteindre le pied de la cascade. Nous étudions les différentes possibilités pour descendre. Traverser le torrent nous semble bien compliqué, on n’a pas vraiment envie de se faire emporter par le courent. Après avoir interrogé les gens des environs, sans toutefois trouver une réponse à notre question, nous choisissons une toute autre option : nous descendons au travers d’une forêt de bambou jusqu’à rejoindre le torrent. Ensuite guidés par le bruit des eaux bouillonnantes, nous rejoignons en peu de temps le pied de la cascade : mission accomplie !

               Mais l’aventure ne s’arrête pas là… voilà que brioche plein de fougue s’élance vers la chute d’eau et tente de voir ce qu’il se passe derrière ce grand rideau d’eau. Le sol est plutôt glissant, nous serrons les dents et tout le reste pour qu’il ne lui arrive rien. On n’aperçoit maintenant qu’un tout petit bonhomme au travers des brumes, à voir son air ravi et entendre son cri de victoire, il semblerait que la traversée ce soit bien passée. Un peu trop adepte de la glissade peu contrôlée je décide de rester sagement de l’autre coté (en plus c’est moi qui ait le pique-nique !ah, ah !). Un groupe de cambodgien est également de l’autre côté du torrent, il semblerait donc qu’il y ait une autre route pour arriver jusque-là. Ils essayent de créer un pont de fortune au-dessus du torrent en mettant un tronc biscornu de part et d’autre des deux rives. Yann leur donne un coup de main pour placer l’arbre, il n’y a que 3 mètres à franchir, mais les eaux sont plutôt fortes. Ils sont fou ces khmers ! Au moment où l’un d’entre eux nous tend un bâton, je comprends que le pont est pour nous…oh non ! Je me demande si ce n’est pas pire que de passer derrière la cascade… pas trop le choix, il semblerait que nous soyons du mauvais côté. 1, 2, et …3 ! Piouf je suis passée. Maintenant au tour de Yann : sans difficulté !

     

                 Après un petit repas bien mérité, nous entamons le retour par le chemin de nos compères. Un escalier plutôt vertigineux et aux planches vermoulues nous conduit vers le haut de la falaise, mieux vaut ne pas s’attarder dessus. Nous voilà en haut, il ne reste plus qu’à retraverser une deuxième fois le torrent mais ce coup-ci en haut de la cascade : nous enlevons nos chaussures, retroussons nos pantalons, il faut bien se mouiller parfois ! Bon ben y a plus qu’à rentrer maintenant …

     Escalier raide  Escalier raide

              

                 Moto de compèt !!! Sur le parking, nous retrouvons une moto aussi miteuse que l’escalier que nous avions emprunté pour remonter la falaise. On se demande comment elle a pu arriver jusque-là, et même si elle en repartira un jour… Yann pense qu’elle était là avant la cascade ! Nous enfourchons notre monture : Brioche au commande, Yann à la vigie en repérage des trous et nids de poule éventuels et moi-même en copilote avertissant si un autre véhicule tentait de suivre notre route. Les cheveux au vent, nous disons bonjour à tous les passants qui nous répondent d’un signe de la main ou d’un large sourire. Un premier pont, un deuxième, une route goudronnée, puis une piste de terre, des vaches, puis une route un peu trop chaotique. Notre roue avant en payera les conséquences. On est au beau milieu de nulle part, notre roue a rendue l’âme. Impossible de continuer comme ça. Un motard profitant de l’occasion propose de me ramener avec Yann jusqu’au village en échange d’une poignée de dollars. Nous laissons alors Brioche sur le bord de la route en espérant trouver une solution à la guesthouse pour rapatrier le véhicule et notre compagnon d’aventure. Punaise, on était à côté du village, on s’est bien fait arnaquer là ! Arrivés à la guesthouse, le patron n’est pas, seul un des employés est présent mais il nous fait comprendre que c’est son jour de repos et que de toute façon il a bien entamé son réveillon du nouvel an et n’est plus en état de conduire. Mince, nous tentons le coup en appelant Julien (un autre français) au secours, la solution n’est toujours pas trouvée que voilà déjà Brioche sur sa moto avec une chambre à air toute neuve ! Il a trouvé une station-service juste à côté d’où nous étions. Tout est bien qui finit bien !

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 7 Janvier 2015 à 05:54

    De toute façon je ne rescue que les jeunes demoiselles ^^


    Bonne route à vous..!


    Julien

    2
    Mercredi 7 Janvier 2015 à 14:16

    T'as raison, la prochaine fois on laissera Perrine au bord de la route winktongue

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