• Le Machu Picchu

    Le Machu Picchu

     

     

     

                Les incas avaient perché si haut dans les nuages le village du Machu Picchu, qu’il ne put être trouvé par les conquistadors et fut ainsi épargné de pillages et destruction. A notre plus grande surprise, il nous faudra plus de 6h de minibus sur des routes vertigineuses et pas loin de 4h de marche pour s’approcher de la célébrissime cité. Pour un site qui reçoit 2500 visiteurs par jours, c’est plutôt surprenant de voir que l’accès y est si compliqué.

     

     

     

     

     

    Le Machu-Picchu en bus… toute une aventure !

     

                    Après une nuit entre chambre et salle de bain pour Yann (due à l’erreur de la veille au marché), nous partons tout de même pour le Machu-Picchu en se disant que rien ou presque ne pourrait nous faire rater cette merveille. Nous avons rendez-vous en face de l’agence qui nous a vendu les billets. Départ prévu à 7h heure locale. Lorsque nous arrivons, quelques touristes européens sont déjà là, mais il nous faudra attendre 8h avant qu’une personne du staff vienne nous chercher pour nous amener 300m plus loin dans une petite rue où les bus nous attendent. Quelques instants plus tard nous démarrons enfin : 6 heures de routes nous attendent pour atteindre Hydroelectrica, la ville où  commence notre marche d’approche au Machu Picchu. Les 4 premières heures se passent sans trop d’embuches.

     

    Nous faisons une pause pipiroom-café plutôt bienvenue dans la ville d’Ollantaytambo, qui nous permet de mieux nous rendre compte de l’état du véhicule dans lequel nous avons embarqué. Nous nous apercevons en effet que les pneus de notre minibus sont lisses, et c’est peu dire on ne voit même plus les dessins. Heureusement, nous avons une roue de secours ! Cette dernière est tellement usée qu’on voit même les fibres du pneu… il semblerait qu’au Pérou le concept de roue soit différent de chez nous, nous le résumerons ainsi : tout ce qui est rond, roule. Nous reprenons la route, à partir de ce moment-là, la suite se complique quelque peu.

     

    Voilà que c’est à mon tour de déclencher les symptômes de l’intoxication alimentaire due au repas de la veille. Pas de chance, il nous reste au moins 3h de route et aucun arrêt n’est prévu. Je prends sur moi, et ne sait plus bien si mes étourdissements, ma chair de poule et ma transpiration à grosse goûte sont liées à ça ou plutôt au stress de la route. En effet, le chemin que nous empruntons n’est autre qu’une piste de gravier et de sable qui zigzague de façon inquiétante à flanc de montagne. Seules quelques particules de poussières nous séparent d’un précipice de plus de 1000 m. Il y a rarement la place pour croiser d’autres véhicules. Les virages se succèdent, et mon envie de sortir du véhicule ne fait qu’augmenter… ça en devient une question de dignité. Au détour d’un lacet, nous croisons un homme sur une mobylette qui regarde vers le fond du précipice. Notre chauffeur s’arrête à côté et lui demande si tout va bien. L’homme nous montre du doigt une voiture 1000 m plus bas qui vient juste de dégringoler. Très vite plusieurs minibus se retrouvent bloqués là, les pompiers et la police sont appelés. Nous descendons tous du bus. Je profite alors de cette pause « qui tombe à pic » pour m’éloigner un peu et satisfaire un besoin naturel. Mais tout d’un coup le chauffeur décide que c’est le moment de repartir. Yann le préviens qu’il manque une personne mais il lui répond que ça n’est pas son problème et redémarre le minibus. Yann descends du véhicule et cours jusqu’à moi pour me prévenir. Malgré l’insistance d’autres touristes, ce c** de chauffeur a redémarré et est en train de partir sans nous. Yann cours le plus vite qu’il peut, rattrape le bus et tape violemment sur la vitre du conducteur en lui ordonnant de s’arrêter. Le chauffeur lui répond que nous n’avons qu’à finir la route à pied. Agacé, Yann accélère et passe devant le véhicule pour l’obliger à s’immobiliser. Il entre alors dedans et échange quelques mots doux avec le sa**p**d de conducteur, ce qui me laisse le temps parvenir également au véhicule. Nous reprenons dans ces conditions la route jusqu’à Hydroelectrica.

     

    Les deux dernières heures de route sont un cauchemar : on préfère fermer les yeux et attendre que ça passe. Nous sympathisons avec Aude et Jean-Charles, deux français qui reviennent de Bolivie où ils ont descendu en vélo la célèbre route de la mort. D’après eux, certaines portions de la route que nous sommes en train de traverser sont du même acabit, voire pire. L’agence qui nous a vendu l’excursion s’était bien gardée de tout commentaire concernant l’état de la route. Nous comprenons maintenant ce qui justifie que le train pour se rendre au Machu Picchu soit aussi cher : c’est le prix de ta vie ! La vrai raison est tout autre : nous apprendrons plus tard que la compagnie qui détient le monopole de cette voie ferrée paye en fait des dessous de table aux communes pour qu’elles n’entretiennent pas, ni ne sécurisent la route d’accès au site.

                     Contre toute attente, nous arrivons à bon port à Hydroelectrica, aux alentours de 14h45. Une dizaine de kilomètre nous sépare maintenant d’Aguas Calientes (Machu Picchu pueblo). Nous apercevons au loin le Machu Picchu (la « vieille montagne » en quechua), mais d’en bas, pas un seul indice ne dévoile la présence de la fameuse cité. Il nous faudra donc attendre le lendemain pour en découvrir plus. D’après les indications d’un des guides, nous suivons les rails du train. Nous traversons de petits ruisseaux en jouant aux funambules sur la voie ferrée, passons des ponts, puis au bout de 2 heures de marche arrivons à Aguas Calientes.

    La Marcha Picchu

      

    Nous avons réservé une chambre dans ce petit village au pied du Machu Picchu : salle de bain privée, douche chaude et resto… Après cette journée éreintante, un peu de confort est le bienvenu. Nous reprenons des forces dans l’espoir de profiter au mieux de notre visite de la plus célèbre cité inca qui est était découverte à ce jour. La soirée sera courte, après quelques explications de notre guide, chacun rejoint ses quartiers. Préparation du sac pour le lendemain, réglage du réveil sur 4h30, extinction des feux…


    Le Machu Picchu enfin !


                    Le lendemain matin, c’est sous un beau ciel étoilé que nous entamons la marche vers la cité antique. Armés de nos lampes torches, nous gravissons pendant une heure et demie les marches qui nous conduisent aux portes de la ville où notre guide nous y attend pour 2 heures passionnantes de visite en espagnol.

    marche d'agua caliente au machu picchu

     

    La découverte de la citadelle :

     

    À 2 430 m d'altitude, dans un site montagneux d'une extraordinaire beauté, au milieu d'une forêt tropicale, Machu Picchu a probablement été la création urbaine la plus stupéfiante de l'Empire inca à son apogée. Le Machu Picchu réputé pour être la légendaire « cité perdue des incas », est un site rempli de mystère et de folklore. Il a été redécouvert par l’archéologue et historien Hiram Bingham en 1911. L’explorateur avait été mandaté par national geographic pour localiser la cité perdue mentionnée dans plusieurs écrits anciens. Il planifiait ainsi de se rendre à Vilcabamba pour observer les restes d’une citadelle. Ces investigations l’ont amené à rencontrer des habitants des collines voisines qui lui ont indiqué des  ruines antiques sur le Machu Picchu.  Un paysan connaissant l’existence de la fameuse cité de pierre l’y accompagna. Mais l’explorateur pensant que la cité perdue serait bien plus imposante, s’en alla ensuite jusqu’à Vilcabamba. Arrivé sur place, c’est la déception, il en déduit que ni l’une,  ni l’autre des citadelles ne correspond à la description des écrits anciens qui avaient guidé ses recherches. La cité perdue resterait toujours à découvrir quelques parts dans le paysage andin, sans doute bien enfouie sous la végétation tropicale de la région. Au vue de l’accès difficile à la citadelle classée merveille du monde, on imagine assez facilement qu’une autre cité géante puisse être suffisamment cachée et inaccessible pour ne pas avoir été découverte…l’histoire nous racontera la suite.

     

    La citadelle du Machu Picchu :

     

    Scoup du jour : notre guide nous apprend que le vrai nom de la ville antique n’est pas « Machu Picchu ». En réalité personne ne connait son vrai nom, celui qui est utilisé actuellement est celui de la montagne qui supporte la ville et qui signifie en Quechua « Vieille Montagne ».

     

    Aucun écrit espagnol ne mentionne la citadelle du Machu Picchu, et il semblerait que l’existence de la cité se soit perdue des mémoires collectives des incas et de leur descendants. Aujourd’hui, ce site archéologique soulève plus de questions qu’il ne donne de réponse. Les experts se demandent notamment quel était la place de la cité au sein de l’Empire inca : une cité pour le repos de l'Empereur inca, de sa "panaka" (famille) et ses invités cherchant à échapper aux pressions politiques de Cuzco, un site sacré religieux dédié à Inti (le soleil), un observatoire astronomique, un site agricole ou la combinaison de tout ça ?

     

    La ville s’organise en effet en différents quartiers :

    Le quartier des intellectuels : il comprenait des bâtiments pour l’enseignement dédié aux hommes et d’autres en contrebas dédiés aux femmes. Parmi ces bâtiments, l’un d’eux présente au sol deux petits bassins circulaires rempli d’eau. Cette pièce a été surnommée par superstition la salle des immortels. En effet, chaque personne entrant dans la pièce devait vérifier si elle avait ou non un reflet dans ce bassin d’eau. Celui qui ne voyait pas son image dans ce miroir d’eau voyait son secret d’immortalité révélé. Bon, pour nous c’est raté ! Ce bâtiment a cependant une autre particularité : il n’a jamais eu de toit. Le bassin reflétait ainsi le ciel étoilé, permettant aux scientifiques d’étudier plus facilement l’astronomie… malin non !

    Le Machu Picchu et son quartier universitaire   mince on est mortel !

    Du haut de l’observatoire astronomique, on découvre une roche sculptée de la même manière que la chaine de montagne qui constitue la toile de fond… heureux hasard ?

    maquette des montagnes

     

    • Le quartier agricole : avec ses nombreuses terrasses de pierre destinées à l’agriculture du maïs et du quinoa. Les pentes du Machu Picchu ont ainsi été intelligemment aménagées pour augmenter le rendement des cultures vivrières. On dit même que ces terrasses représentent la puissance et la richesse de l’Empire inca, les impôts étant directement prélevés dans ces champs. La cité est aussi un exemple incroyable de maîtrise de l’eau : un réseau de canal d’eau avait été élaboré avec des fontaines interconnectées pour approvisionner la cité. En effet, l’eau de la rivière en contrebas n’était pas utilisée puisqu’elle était accessible par les ennemis et aurait donc pu être souillée. L’eau utilisée sur la citadelle venait donc uniquement du ciel et des montagnes. 

    Les terrasses sur le Machu Picchu

     

    • Le quartier religieux avec son temple du soleil, son temple du condor et son temple aux 3 fenêtres. Ces constructions ont utilisée des pierres massives jointes entre elles sans ciment ni mortier. Les multiples angles qu’elles dessinent leur permette de s’encastrer les unes aux autres au millimètre près, et offrent ainsi une stabilité à l’édifice offrant des normes antisismiques remarquables, non négligeable dans les Andes. Mais bon vous connaissez déjà tout ça, on en a déjà parlé aux temples d’Angkor au Cambodge et à Cuzco au Pérou.

    Les fameuses pierres du Machu Picchu

     

     

    Ces temples présentent une particularité : ils ont tous des fenêtres exposées aux premiers rayons de soleil lors des solstices d’hiver et d’été. Les bâtiments avaient donc été orientés en fonction des astres et notamment du soleil tant vénéré par les incas.

     Devant le temple des trois fenêtres, on remarque un autre symbole important pour cette civilisation : celui de la croix andine appelée « chacana » signifie "le chemin" ou "le guide de lumière" en quechua. Bizarrement, on n’en perçoit qu’une moitié en pierre… qui chaque jour est complétée par son ombre dessinée au sol, parfait équilibre entre le monde de l’ombre et de la lumière.

    la croix andine mi ombre, mi lumière

     

    La croix andine :

     

     

     

    Cette croix est bien antérieure à la civilisation Inca : ses origines remonteraient jusqu’à plus de 4000 av JC.  La croix andine représente l’univers dans le sens où elle représente la vision du monde des anciennes peuplades (le monde des hommes, des dieux et des morts), sert de calendrier pour les récoltes et les fêtes religieuses. Elle résume les concepts mathématiques, cosmologiques, religieux, philosophiques et sociaux des anciens peuples andins.

     

    Nous avons rencontré cette croix des centaines de fois sur les étals péruviens, parfois ornées d’une lune et d’un soleil symbole de la pachamama, ou encore de la trilogie puma, serpent, condor.  Pour mieux comprendre ce symbole, il faut remonter à la légende racontant la création du monde andin :

     

    Sur les rives du lac Titicaca, il y a très longtemps, surgit un homme barbu muni d’un bâton. Il gagna l’île du même nom sur le lac et commanda au Soleil d’apparaître, aux étoiles et à la Lune de surgir. La Lune (Paxsi) et le Soleil (Inti) s’aimèrent et fécondèrent la Terre (Pache), c’est à dire que la terre mère (Pachamama) est la fille et le produit de l’amour de la Lune et du Soleil. L’homme barbu modela ensuite dans l’argile des hommes et des femmes. Ces couples furent créés afin d’être les ancêtres de chaque tribu des Andes. Le créateur offrit à chacun de ces couples, un langage, des graines, des coutumes et des traditions. Enfin, il leur insuffla la vie et leur dit d’aller sous la terre afin de réapparaître sur leur territoire respectif. Ainsi, ils jaillirent des grottes, des sources ...

     

    Observons la croix : elle désigne 4 directions, elle a trois niveaux et possède un cercle au milieu...

    la croix andine

     

    Le rond central : il représente le nombril du monde « cosquo » en quechua, mot transformé en Cuzco par les conquistadors espagnols pour désigner le centre de l’empire inca (Tawantinsuyu) : la ville de Cuzco.

     

    Les 3 niveaux:

     

    • Le premier niveau représente le serpent qui rampe et qui symbolise la force du monde intérieur, la force de la terre, de la pachamama. Ce premier niveau représente également l’enfance.

    • Le second niveau représente le puma qui marche et qui symbolise le monde du milieu et la force de la nature. Le puma fait référence à l’âge adulte (intelligence et agilité).

    • Enfin le dernier niveau représente le condor qui vole. Il symbolise l’esprit, ou plutôt la connexion avec l’esprit du cosmos ou avec l’univers astral. C’est ici la dernière étape de la vie où l’homme a acquis la sagesse.

     

    Les 4 directions :

     

    La tradition raconte que nous sommes intimement connectés à la nature, ces 4 dimensions du monde s’unifient dans le Tawantinsuyu (quatre en un en quechua) c’est-à-dire dans l’empire inca :

     

    • Alaxpacha qui est l’espace sidéral, l’univers : où se trouvent soleil, lune, planètes, étoiles, astéroïdes, voie lactée...

    • Akapacha le milieu où nous vivons : qui comprend l’air, le vent, la pluie, la neige, la gravité qui nous unit à la Terre

    • Taipipacha qui est le sol où nous vivons : et comprend êtres humains, plantes, forêts, déserts, lacs, rivières, mers, montagnes, animaux, oiseaux, poissons, insectes

    • Et Mankh’apacha représentant tout ce qui est à l’intérieur de la terre : l’eau souterraine, le feu, le pétrole, les minéraux, le gaz …

     

    Au final, on remarque que cette cité est tournée vers les astres que ce soit d’un point de vue religieux avec la divinité soleil, avec l’architecture de la ville orientée selon les solstices ou encore avec ses quartiers intellectuels qui étudient les planètes… sans comprendre toutefois quel rôle exact a joué cette cité dans l’Empire Inca.

     

    Vu panoramique depuis la maison du gardien

     

    En tout cas, ce qui est sûr c’est que l’ensemble dégage une beauté et un côté mystique exceptionnel. La vue panoramique de « la maison du gardien » donne une vue d’ensemble sur la cité avec le Huayna Picchu en toile de fond.

     

    Tête géante d'Inca de profil

     

    Ici on raconte même que les montagnes représentent la tête de l’inca de profil (regardant vers le ciel) protégeant la citadelle et c’est vrai qu’avec un peu d’imagination on voit bien le nez, le menton et l’œil. Splendide…

     

     

     

    Malheureusement nous ne pourrons pas escalader le Huayna Picchu (le nez de l’inca). Cette partie-là se réserve des mois à l’avance. La particularité de cette montagne sacrée, et que de son sommet on a une vue plongeante sur la citadelle, et  on découvre que sa forme dessine un condor, animal sacré et vénéré dans toute les Andes.

     

    Les mystères de l’abandon de la cité du Machu Picchu :

     

    Le sanctuaire a été construit aux alentours de 1450 par les hommes de Pachacutec. Cette ville, aussi belle soit elle, reste une œuvre inachevée. En effet, la partie visible actuellement a été construite et habité uniquement durant 90 ans. Après cela, Pachacutec en aurait ordonné l’évacuation pour une raison qui reste encore inconnue. Peut-être voulait-il lui épargner le pillage et le saccage des conquistadores espagnols. Ceci expliquerait que les principales voies d’accès aient été détruites à ce moment-là. D’autres hypothèses attestent que la cité n’avait de raison d’être qu’avec la présence de l’empereur. L’arrivée des conquistadors à Cuzco aurait imposé le déplacement de Pachacutec vers la capitale, ainsi que de toute sa famille et de ses servants. La citadelle serait donc restée à l’abandon, puis en raison d’un cout d’entretien trop élevé en l’absence d’occupation, la ville aurait été laissée aux mains de Pachamama. 

     

    Décidemment cet ensemble de monuments conserve et conservera une part de mystère irrésolu. Il y a encore beaucoup à étudier, à apprendre et à découvrir. Seuls 20 % du site inca ont jusqu'ici été fouillés.

     

     

     

    Une mystérieuse porte secrète :

     

    C’est une histoire mystérieuse, de celles qui font encore rêver et vous emmènent dans les pas des grands explorateurs d’antan, ceux-là même qui sillonnèrent l’Amérique du Sud et révélèrent au public les merveilles des grandes civilisations de ce continent. Mais cette histoire n’appartient pas au passé. Elle se déroule en ce moment même, et son grand mystère n’a pas encore été mis au jour.

     

    Cette aventure a débuté en 2010, lorsqu’un ingénieur français parti en voyage au Pérou est resté bloqué par des pluies diluviennes en contrebas du Machu Picchu. En attendant que les éléments se calment, il avait arpenté les passages étroits au cœur des ruines de la cité Inca. Au pied d’un des édifices principaux du site, son attention fut attirée par un détail architectural : cela ne faisait aucun doute, il n’était pas sous un abri, mais sous une porte, scellée par un amas de pierres. Quelques mois plus tard, au hasard de ses lectures, il tombe sur un article relatant le travail d’un archéologue et explorateur français qui parcourt depuis longtemps l’Amazonie péruvienne sur les traces de la grande civilisation Inca, Thierry Jamin. Il contacte alors le fameux archéologue et lui fait part de sa découverte : cette mystérieuse porte du Machu Picchu.

     

    L’ingénieur, qui se passionne pour cette aventure au point de financer l’intégralité de la première étape du projet, entame avec toute l’équipe l’investigation qui pourrait bien mener à la découverte la plus extraordinaire de ces dernières années. Après plusieurs visites sur le site, l’archéologue confirme le soupçon de l’ingénieur : il s’agit bien d’une porte, scellée il y a 5 siècles par les Incas. En mars 2012, avec l’accord du ministère péruvien de la Culture, la radiographie de la porte à l’aide d’appareils électromagnétiques révèle la présence d’un escalier et de plusieurs salles souterraines. Les instruments détectent aussi du métal. Deux mois plus tard, l’archéologue Thierry Jamin dépose une demande auprès des autorités péruviennes pour obtenir l’autorisation d’ouvrir la porte, mais le ministère refuse.

     

    A ce jour, les négociations sont toujours en cours Thierry Jamin espère qu’un compromis pourra être trouvé avec le ministère de la Culture pour permettre l’ouverture de la mystérieuse porte, alors Machu Picchu révèlera une autre de ses merveilles, jusque-là précieusement gardée secrète. A la clé : un trésor archéologique extraordinaire, et une nouvelle étape dans la connaissance de l’empire Inca.

     Le Machu Picchu  encore des secrets cachés

     

    Le Machu Picchu, un monument en danger :

                     Si le Machu Picchu a survécu à l’invasion espagnole, lors des dernières années son architecture et son environnement a plus souffert que lors des 500 dernières années d’existence. Le site a été classé dans les sites en danger du patrimoine mondial de l’humanité, aujourd’hui sa préservation est devenue un challenge. Le tourisme a augmenté de façon exponentielle de 9000 visiteurs en 1992 à 5000 visiteurs par jour. Le village étant fait pour accueillir 700 habitants, l’impact du tourisme a été catastrophique, entrainant un affaissement des sols causant des dommages irrémédiables à certains bâtiments. De nos jours un quota fixé à 2500 personnes par jour a donc été imposé pour l’accès au site, et l’inca trail (une route d’accès au Machu Picchu au bout de 4 jours de marche) n’est réalisable que sous autorisation.

    effondrement de certains bâtiments

     

    En 2001, une compagnie de TV péruvienne avait tourné une publicité pour une bière en haut de l’observatoire astronomique des Incas et causé des dommages irréparables au site en cassant la pierre de l’Intihuatana (le caméraman sera condamné à 6 ans de prison).

     

     

     

    La course contre la montre est lancée, le Machu Picchu livrera-t-il ses secrets avant que l’homme n’est complètement détruit ce qu’il reste de cette citadelle pleine de mystère ?

    Les derniers habitants de la citadelle du Machu Picchu

     

    Notre visite du Machu Pichu aura durée en tout 4 heures. Après cela nous devons rebrousser chemin et rentrer à pied Jusqu’à Hydroéléctrica. Ce sera pour nous un chemin de 3 heures. Là-bas un bus est censé nous attendre puis démarrer à 14h45 pour nous ramener à Cuzco en 6 heures. Pour décrire l’organisation des bus et des acheminements touristiques qui pourtant sont en place depuis probablement plusieurs années et tournent tous les jours nous pourrions dire que c’est un « foutoir notable » ou plus simplement une organisation à la péruvienne. On ne repart pas avec le même chauffeur, ce qui en soit est une bonne chose. Par contre on ne repart pas non plus avec les même personnes avec lesquelles nous sommes venues, ni même forcement avec les bus de la même agence. Il y a en fait des dizaines de chauffeurs qui crient au milieu de centaines de touristes des noms, puis une fois que leur bus est plein des gens de leur liste (ou pas) ils repartent. Nous avons eu la chance de trouver rapidement notre bus, mais ça n’a pas été le cas de tout le monde. Une fois dans le bus, nous avons fermé les yeux et attendu que ça passe (et 6h de route c’est long !). Nous avons tout de même fini sans trop d’encombre par regagner notre hôtel à Cuzco aux alentours de 21h.

     

     Le Machu Picchu ça se mérite !

      

    « Le pays de l'Inca: CuzcoNotre résumé du Pérou »

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  • Commentaires

    1
    mamba59100@gmail.fr
    Dimanche 9 Août 2015 à 19:19

    salut les petits loups! un petit mail du pays,je vois que pour vous c'est le pérou!

    il me semble avoir aperçu,serge le lama;ai je révé? à part cela,comment allez vous?

    votre périple ,doit vous conduire au paraguay,c'est christine qui nous en a informé hier.

    soyez prudent,et vigilant,et bonne chance pour la suite.

    banzaï,michel,viviane.

     

     

     

    2
    Dimanche 9 Août 2015 à 19:35

    Bonjour Michel et Viviane , effectivement nous devrions partir demain soir pour le Paraguay dans l'idée de le traverser d'Ouest en Est pour rejoindre les fameuses chutes d'Iguazu tout au nord de l'Argentine. Ça c'est le Pérou ;)

    Effectivement vous n'avez pas rêvé, nous avons croisé Serge. Pas d'inquiétude, nous lui avons passé le bonjour de votre part :)

    En attendant de vous revoir, nous vous faisons de grosses bises.

    A la prochaine,

     

    Perrine et Yann

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