• Lima

    lima (san cristobal)

     

                    Le lendemain de notre arrivée c’est le week-end, nous le passons à nous balader dans les rues de Lima à découvrir le vieux quartier historique. Cathédrale, place des armes et palais présidentiel, pont de pierre tout est passé en revue. En plus de la brume, la ville est très grise, il y a peu d’espaces verts, heureusement quelques bâtiments de couleurs se détachent du reste et égaillent un peu la visite. La place des français avec ses murs rouges et son église bleue n’a rien à voir avec l’architecture du pays : il parait que c’est un cadeau fait par la France au Pérou pour fêter leur indépendance, cocorico ! Nous découvrons au détour d’un parc les anciens murs d’enceinte de la ville. De nouveaux bâtiments ont été construits par-dessus sans vraiment se soucier de la cité antique. La grande colline san cristobal arborant une croix constitue l’arrière-plan de la ville, sur ces flans, une multitude de maisonnettes colorées bleu jaunes roses vertes... Il s’agit en réalité des quartiers populaires (pour ne pas dire des bidonvilles de la ville) qui abritent 8 millions d’habitants. Pour une ville de 10 millions d’habitants, ce chiffre résume bien les conditions de vie des gens qui s’entassent dans ses quartiers.

     

     

     

     place des armes   plazza mayor

    Le temps presse et écourte un peu la visite, nous sommes attendus par Dario et Carla pour una parrillada (un barbecue) afin de fêter l’anniversaire de Yann. Il est déjà 13h30, nous avons pris les devants et avons déjà mangé un bocadillo (un sandwich) et nous avons eu bien fait…. La viande de bœuf a été marinée dans du vin et des épices, pendant la cuisson la marinade est de nouveau rajoutée sur la viande et étalée à partir d’un pinceau artisanal fait à partir des feuilles qui enveloppent l’épi de maïs. Pas assez de charbon, Dario part en chercher, puis grille pas assez chaude… Le repas ne sera finalement prêt qu’à 16h… en Amérique latine, il faut être patients !

      

    La huaca de San Martin :

                Dès notre arrivée chez Carla et Dario, notre regard a été attiré par une grande montagne de brique et de poussière située juste devant leur fenêtre. Il y en a plusieurs dans le quartier, mais personne ne sait vraiment de quoi il s’agit. Une après-midi, nous partons donc à l’assaut des mystères de ces pyramides avec les colocataires de Carla et Dario. L’entrée se fait par l’université dans laquelle ils sont étudiants. Le problème c’est que c’est le week-end, il n’y a pas de cours, et la porte de la faculté est gardée. Nous nous garderons d’ouvrir notre bouche, tandis que les deux jeunes péruviens expliquent que nous avons un devoir à avancer. Après quelques minutes de négociation, la porte s’ouvre enfin et nous pouvons arpenter les sentiers qui mènent au sommet de la huaca. C’est quelque chose d’incroyable : les Huacas sont en fait des édifices religieux vieux de 1000 à 4000 ans. Il y en aurait en tout 54 dans la ville, mais très peu ont subi des fouilles archéologiques et la plupart sont laissés à l’abandon. Nous découvrons des escaliers, des couloirs, des pièces faites de briques dont l’agencement particulier a permis à l’édifice de résister aux séismes et de traverser le temps. Tout est enseveli sous une épaisse couche de poussière, et nous ne percevons que le sommet de l’iceberg. Non loin de là, des investigations ont permis de mettre à jour une momie et des fresques murales. C’est ahurissant quand on y pense, nos pas soulèvent la poussière d’un site archéologique dont tout le monde se fiche, sauf peut-être quelques étudiants venus boire quelques « bebidas » et écrire leur nom avec leur « culture » déplaçant des briques de l’édifice comme le veut leur tradition. Personne ne sait exactement ce qui se trouve sous nos pieds, le Pérou reste encore une terre pleine de mystères.

      

    Miraflores :

                    Quelques jours plus tard nous rejoignons Chad, un ancien militaire américain installé depuis quelques temps à Lima. Nous nous baladons avec lui à Miraflores, un quartier touristique de Lima qui n’a rien de Péruvien. C’est le lieu de vie des expatriés. Ce quartier se situe au bord de la mer, en haut d’une falaise d’argile dont les petits filets tentent de retenir les éboulements.

     miraflores

     

    Un parc est connu là-bas pour les centaines de chats errants qui s’y trouvent. En effet, la ville avait été infestée par les rats, pour résoudre le problème des chats avaient été introduits, maintenant c’est eux qui sont partout. Ils semblent en bonne santé et viennent à la recherche des caresses des passants. Ils sont plutôt rigolos : ils marchent sur les gens assis sur les bancs sans se poser de question ou dorment dans des boîtes en carton.

    chat errant

     Nous partons également dans le « parc de l’amour », un parc qui ressemble un peu au parc Güell de  Barcelone avec ses bancs et décorations en mosaïque.

    parque del amor (miraflores)   parque del amor (miraflores)

    parque del amor (miraflores)

    « Papas a la huancaínaLima n’a jamais été aussi sûre que maintenant, ah bon !?! »

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