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préparation d'un tour du monde, suivi du voyage de Perrine et Yann

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L'Eungella national park

              Nous nous lançons donc à l’assaut de wheel of fire, une petite cascade située à quelques kilomètres de l’entrée de finch hatton, une des parties du parc national de l’Eungella, c’est un bel endroit pour se rafraichir, mais l’eau n’y est pas vraiment très chaude. En suivant un petit sentier, nous découvrons une deuxième cascade. En chemin nous croisons un varan qui se prend pour un singe. Perrine essaie de l’imiter mais ce n’est pas encore ça J.

                                    des varans arboricoles!   Petit singe arboricole

un papillon qui ne fait plus le malin...   Yann et Soleil au Eungella parc

 

Plus loin, un malheureux papillon essaie de photographier de trop près une belle araignée…

                 A midi, nous suivons les conseils de Luke qui nous a parlé d’un restaurant (pinacle hotel) fameux pour ces « pies » australiennes. Nous allons donc goûter ces tartes à la viande dont les australiens sont très fiers. Plutôt sympa…

les tartes à la viande du pinacle hotel

 

L’après-midi nous nous rendons dans une autre partie du parc pour remonter une rivière le long de laquelle il est courant d’apercevoir des ornithorynques.

 

C’est un tout petit animal (environ 30 cm) semi-aquatique endémique de l'est de l'Australie. C’est le seul mammifère qui pond des œufs au lieu de donner naissance à des petits complètements formés ! C'est aussi l'un des rares mammifères venimeux : le mâle porte sur les pattes postérieures un aiguillon qui peut libérer du venin capable de tuer un chien et d'infliger de vives douleurs à un être humain.

 

Il est plutôt discret et vit la nuit, mais si vous l’apercevez, vous aurez la chance de découvrir une apparence hors du commun. On dit quelquefois que l'ornithorynque est une preuve de l'humour de Dieu : sa mâchoire ressemble au bec d'un canard, sa queue évoque celle d’un castor et ses pattes rappellent celles de la loutre. Peu après sa découverte, beaucoup d’européens pensaient qu’il s’agissait d’un canular (œuvre d’un taxidermiste asiatique !) tant les caractéristiques de l’animal étaient bizarre! Ces caractéristiques plutôt originales en font encore de nos jours un objet d’étude particulièrement intéressant pour comprendre l’évolution des espèces dans le monde.

l'ornithorynque

 

Bien qu'il ait disparu d'Australie méridionale, il ne semble pas que l'ornithorynque soit en danger de disparition immédiate grâce aux mesures de protection qui ont été prises, mais on ne connait pas les conséquences à long terme de la création de barrages, de l'irrigation, de la pollution

 


Nous attendons un long moment dans l’espoir d’apercevoir ce curieux petit animal qui ne semble pas vouloir pointer le bout de son nez, ou plutôt devrions nous dire de son bec… Pendant notre attente nous observons tout de même pas mal de choses. Nous voyons un beau king fisher, c’est un martin pécheur australien aux couleurs très vives bleues et oranges. Nous apercevons aussi un serpent marron nageant dans l’eau. L’Australie comportant pas moins des 8 ou 9 au top 10 des espèces les plus dangereuses au monde, dont le « brown snake » un serpent marron, ne sachant pas si celui-là est dangereux ou pas, nous restons donc à distance respectable. Plus tard nous montrerons la photo à Luke qui nous explique que c’est un brown snake et que leur morsure sans les soins appropriés se révèle mortelle… Au milieu de tout ça, des dizaines de tortues se baladent en un lent balai aquatique, mais toujours pas de trace d’ornithorynques.

                      king fisher d'australie   tortue d'eau douce

brown snake

 

                Alors que nous abandonnons le lieu et remontons un peu la rivière, Perrine aperçoit des petites bulles qui se déplacent dans l’eau, nous les observons attentivement, et quelques secondes plus tard, c’est enfin un ornithorynque qui se montre ! En fait il y en a même deux. Ils remontent furtivement à la surface quelques secondes puis replongent, en quête de nourriture. En suivant le filet de bulles nous arrivons à deviner le lieu de leur prochaine sortie. D’habitude, ils vivent dans des terriers creusés dans la berge d'un cours d'eau. Carnivore, ils ont besoin de consommer quotidiennement l'équivalent de 20 % de son poids en nourriture (petits poissons et de leurs œufs, de vers, de larves d'insectes…), ce qui leur demande de passer en moyenne 12 heures par jour dans l'eau pour cette activité, alors à la merci des yeux curieux des touristes. Excellent nageur, dans l'eau, ils gardent les yeux et les oreilles hermétiquement fermés et se servent de leurs autres sens pour se diriger. Ainsi sourd et aveugle, leur bec, doté de capteurs, leur permet de détecter leurs proies grâce aux champs électriques produits par les contractions musculaires. Ils dénichent alors leurs proies dans le lit des rivières en fourrageant avec leur  bec ou en les attrapant en nageant. Il les stocke ensuite dans ses bajoues, pour les manger ensuite sur le rivage. Nous restons un long moment à observer cet étrange animal avant de repartir à Mackay chez Luke.

   ornithorynque à eungella national parc   ornithorynque

 

 

 

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