préparation d'un tour du monde, suivi du voyage de Perrine et Yann
Les attractions les plus populaires du parc sont :
Le geyser lady knox : il est déclenché tous les jours à 10h15. Nous étions bien sûr au rendez-vous pour assister à ce spectacle. Une solution savonneuse est déposée dans le cratère et entraine une réaction chimique entrainant une augmentation de pression dans le réservoir d’eau situé en dessous. Une poignée de secondes plus tard : c’est l’explosion ! Le clou du spectacle, en prenant une photo souvenir de ce moment, nous tombons nez à nez avec Julien (un voyageur français dompteur de serpents que nous avions croisé lors de notre balade à la roche percée en Nouvelle-Calédonie). Fort de notre nouveau compagnon, nous partons vers la visite des autres merveilles du parc.

La palette d’artiste : la photo de ce bassin représente le géothermalisme en Nouvelle-Zélande dans toutes les revues à travers le monde. C’est un vaste plateau aux couleurs variées, en évolution permanente selon les niveaux d’eau, la direction du vent et le trop-plein de la « piscine de champagne ».

La piscine de champagne quant à elle est la plus grande source de la zone avec ses 60m de profondeurs, formée il y a 900 ans par une éruption géothermale. Son eau est à 74°, et les bulles qui s’échappent du bassin sont liées au dioxyde de carbone qui remonte en surface. Les minéraux contenus dans l’eau (antimoine, or, argent, mercure, soufre, arsenic…) continuent de se déposer sur la terrace de silice tout autour donnant une couleur orange vive contrastant avec le vert du centre du bassin.

Le bain du diable mérite également le détour : la couleur verte pastel de l’eau qui empli le cratère en dit long sur la teneur en arsenic du bassin…
Les piscines de boues : leur origine remonterait à plus de 650 ans lors de l’éruption de Mont Tarawera. Les vapeurs et gaz apparus entre 10 et 100m de profondeur lors de l’éruption volcanique, interagissent avec les fluides géothermiques et l’eau sous-terraine. Lors de leur remontée en surface, ces eaux sont alors en contact avec l’air et une réaction d’oxydation produisant des acides puissants et créée. Ces eaux acides attaquent et dissolvent ensuite le sol en digérant les minéraux des roches, donnant naissance aux piscines de boue visqueuse. Comme vous l’avez bien compris, ces boues sont acides, inutile de penser y prendre un bain (sinon ce serait le dernier !).

Au détour de chaque sentier, nous découvrons des terres fumantes, parfois éboulées, éventrées, mais toujours très colorées. Les bains bouillonnant contrastent bien avec la température du jour : même les panneaux en transpirent… nous ne nous ne sortirons pas des sentiers battus pour une fois !


Nous quittons les sols fumant du parc, et profitons d’un rayon de soleil pour faire une visite des « rainbow mountain » traduisez des montagnes arc-en-ciel ». Avec toute la pluie qui est tombée ces derniers jours, une boue épaisse et collante s’accroche à nos chaussures et ne facilite pas la marche. La terre est ici très colorée : passant de rose, rouge, au blanc, puis ocre. Par moment, de la chaleur se dégage du sol : plus une trace de boue ! Des fumerolles s’échappent de petites fissures : il n’y a plus de doute, le refroidissement du volcan qui est sous nos pieds n’est pas terminé. Arrivé au sommet de Maungakakaramea (la montagne de terre colorée en langue maori), nous embrassons d’un seul regard toute la vallée et une partie de ces lacs volcaniques. Voilà que la pluie recommence… le temps change très rapidement en Nouvelle-Zélande. Un magnifique arc-en-ciel se dessine sur cette toile de fond, et annonce le moment de se remettre en marche vers notre mini-van.
Kérosène creek :
L’eau provenant des sources chaudes a creusé une petite piscine naturelle dans le lit de la rivière. La première fois que nous nous y sommes rendus c’était de nuit, avec Jasmine une couchsurfeuse Indienne immigrée au pays des kiwis. A la lueur de nos lampes frontales, nous nous étions rendus dans ces eaux thermales naturelles. Les cascades n’étant alors que des ombres s’échappant tout juste de la vapeur d’eau, nous avons décidé de revenir sur nos pas avec Yann, mais de jour cette fois-ci.
Après notre marche colorée aux rainbow mountain, un instant de relaxation était bien mérité. L’eau y est à plus de 35°C et fait le bonheur de Yann, qui pour une fois part se baigner sans sa combinaison en peau de requin… La sortie est plus difficile, et le choc thermique garanti. Il nous reste quand même en souvenir une merveilleuse odeur de soufre sur notre peau et nos cheveux, réminiscence de ces instants de détente passée.
