• Safari photo à la Peninsula Valdes

     

    Safari photo à la Peninsula Valdes: plan s'attaque

     

     

    Nous sommes logés en ce moment dans un petit hôtel à Puerto Madryn au beau milieu de la côte Est argentine. Cette ville n’a pas un intêret touristique majeur, mais elle a la particularité d’être proche de gigantesques colonies de mammifères marins. Quand nous disons proche, il faut comprendre proche à l’echelle de l’Argentine, c’est-à-dire situé à un peu moins de 5 heures de route…

     La peninsula Valdes, à quelques centaines de km au Nord-Est, accueille des familles entières de lions et d’éléphants de mer et tout un tas d’autres bestioles peu communes pour les européens que nous sommes. Le matin s’annonce bien ensoleillé lorsque nous nous réveillons. Après un petit déj rapide nous sautons dans la voiture de location et partons à la découverte du bestiaire local.

     

                  

      

    Un éléphant, sa trompe, ééééééééééééénormément !

                     Quelques heures de route, et deux pauses cafés plus tard, nous arrivons à la punta norte et tombons sur les éléphants de mer. Ils doivent leur nom à la courte trompe que les mâles développent sur leur nez et font partie de la famille des phoques dont ils sont le plus imposant représentant. Les bébés sont plutôt mignons avec leur fourrure noire et leur petit bidon tout rond, quand aux adultes… beurk !

    bébés élaphants de mer

                    Les gros mâles peuvent mesurer jusqu’à 6m et peser 3,7 tonnes, quant aux femelles elles ne dépassent que rarement les 3m pour 700 kg. A la différence des lions de mer, ils se déplacent en rampant, un  spectacle plutôt amusant quand on voit ces tonnes de muscle et surtout de graisse s’agiter pour se déplacer de quelques mètres puis reprendre leur souffle 15 minutes avant d’avancer 10 mètres de plus. Ils ne sont pas très actifs aujourd’hui, et préfèrent se dorer le ventre au « soleil » qui a déjà disparu…

    les adultes éléphants de mer

     

     

    Une drôle de bête : 

                    En remontant sur le parking de la punta norte, un étrange animal joue à cache-cache avec nous au milieu des voitures. Cet animal marron-gris et rose mesure environ 50 cm, porte une carapace comme les tortues, et en même temps est recouvert de poils, il a une queue qui ressemble à celle d’un rat et une tête d’hérisson, , il se nourrit d’insectes, de racines, de petits végétaux, d’œufs, et de charognes … vous l’aurez sans doute pas reconnu : c’est un « peluche », un animal qui appartient à la famille des tatous ! Il est super rapide, et nous fait tourner en bourrique le temps de réussir une photo, ah,ah c’est une caméra cachée ou quoi ? David reprend le volant, et c’est reparti vers la côte est de la peninsule pour la suite de notre safari.

    recherche du peluche:un tatou de patagonie

     

     

    Un territoire de mutants ?

                     Cette fois-ci, c’est par la fenêtre de notre véhicule que nous apercevons un autre animal étrange. C’est un rongeur aux dents gigantesques haut de 70cm, mais comme nous ne sommes pas un jour de pleine lune, pas d’affolement, il ne s’agit pas d’un lapin-garou… Cet herbivore inoffensif est un mutant entre le kangourou et le lièvre, il s’agit d’un maras. Il peut courrir jusqu’à 80km par heure et nous fera une belle démonstration de leur capacité de sprint.

    les maras

     

     

    Les nandous :  

    et la course continue… un peu plus loin, ce sont les nandous, les émeus du continent sud américain qui nous lancent le défi de les poursuivre. Il parait que lorsqu’ils couvent les œufs, ils en cassent quatre pour qu’ils pourrissent et donnent des vers qui serviront à nourrir les petits… super malin ! Bon on a perdu, mais c’est parce qu’ils ont trichés ils sont sortis de la route et ont continué en hors piste... bref ils nous ont semés !

    les nandous

     

     

    Les guanacos :  

                    et ce sont les guanacos qui ont pris le relais… à moins que trop effrayés par le bruit du moteur (ou la vue des barbus) ils aient pris la poudre d’escampette. Cette version sauvage des lamas s’est adaptée aux zones difficiles et désertiques de la Patagonie. Malgré le manque d’eau douce, ils ont trouvé une parade imparable pour s’abreuver: ils mangent des herbes et en cas de grandes soifs ils peuvent se désaltérer avec de l’eau de faible salinité… c’est pas la mer à boire !

    les guanacos

     

    Le cri du manchot :

                     Notre arrêt suivant nous mène au pied des manchots de Magellan. Ici il y en a peu, le gros de la colonie est à Punta Tombo dans une réserve plus au sud de la péninsule. Par contre ces spécimens là nous ont offert un concert de leur création… D’une virtuosité proche de celle d’une boite à meuh, ça aurait été dommage de ne pas vous faire profiter de ce concerto pour un sourd… bref on vous laisse découvrir dans la vidéo !

    la souplesse du manchot

     

    Le grand carnivore de la mer : 

    Alors que nous regardons de nouveau la danse des éléphants à punta cantor, c’est un aileron d’orque qui apparait tout prêt de la plage. On dirait qu’elle attend sagement la marée montante pour se jetter sur le talus où un troupeau d’éléphants de mer font la sieste … bref c’est bientôt l’heure du gouter ! En effet, les orques ont une technique de chasse assez particulière : ils vont s’échouer sur la plage près d’une colonie de lion ou d’éléphant de mer puis rempent jusqu’à croquer une proie. Il parait même qu’ils aprennent ces techniques de chasse à leur petit : un jour la maman va s’échouer sur la plage, les petits font de même, puis chacun doit essayer de repartir à l’eau en se dandinant ou en donnant des coups de nageoires… si les petits n’arrivent pas à repartir, leur parents les repoussent à l’eau à l’aide de grand coup de queue. Pas de chance pour nous, nous ne serons pas suffisemment patients pour voir un tel spectacle, la marée n’est pas encore assez remontée que nous changeons d’endroit pour découvrir d‘autres animaux.

     

     

     

    Moby dick : 

    Nous espérons en effet rencontrer moby dick : la baleine franche sud, une des plus grosses baleines que l’on peut observer. Chaque année 800 individus viennent hiverner dans la péninsule valdes de juillet à décembre. On nous a dit qu’elles commençaient à reprendre la route des océans, mais encore quelques unes sont encore visibles accompagnées de leur petit près des côtes de punta pardelas. Nous nous rendons donc sur les chapeaux de roue vers le golfo nuevo, mais voilà que la route s’enfonce rapidement entre des dunes de sables. Bientôt, c’est la route elle-même qui est en sable… et on n’a pas loué un 4x4. Simon et David ont l’air de plutôt apprécier cette conduite tout terrain : on perd de l’adhérence, la voiture patine, l’arrière train chasse… mais David maîtrise la situation. Puis soudain, la piste se transforme en montagne russes. Soyons sages,il faut ramener la voiture en un seul morceau. Nous changeons donc d’idée et partons observer les baleines à punta piramide où se trouve un observatoire. Pas de chance ce coup-ci, il n’y en a pas une seule dans le golfe. La déception est grande… nous retenterons donc notre chance le lendemain. Malgré tout, nous aurons un lot de consolation : un autre type de mammifère a élu domicile au bord de ces falaises.

    les falaises de punta piramide

     

     

    Les lions de mers : 

    Pas besoin de tendre l’oreille pour percevoir les cris de rage qui proviennent du pied de la falaise. En contrebas, des lions de mers se chamaillent et nous sommes contents de ne pas être à leur niveau car nos poils s’hérissent rien qu’à entendre leur rugissement. Ils se mordent, se donnent des coups de pattes et des coups de tête, vraiment impressionants et pourtant ce n’est pas la première fois qu’on en voit (rappelez-vous à Valparaiso au Chili). La plupart ont des cicatrices sur le corps, vestiges des anciennes chamailleries. Malheureusement le soleil se couche, et il est temps de mettre fin à ce spectacle hors du commun.   

    lions de mers en bord de falaises

     

    Nous reprenons donc la route pour Puerto Madryn, nous reposer après une journée bien chargée, en espérant voir des baleines le lendemain.

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